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J’essaye d’être heureux, suivez-moi…

par | Sep 24, 2016 | 17 commentaires

Quand Yveline m’a contacté pour vous parler du bonheur, j’ai accepté avec plaisir de réfléchir sur ce sujet si personnel et pourtant universel.

Pour moi, la recherche du bonheur est une quête à deux visages. Certaines fois je sens que je m’en rapproche, d’autres fois je ne sais plus ce que le mot « bonheur » veut dire. Et plus je le désire, plus j’ai l’impression qu’il me file entre les doigts…

Le bonheur selon Christophe André

Je me souviens de la lecture d’une interview de Christophe André qui m’a surpris. J’imaginais que cet homme était toujours heureux, comme semblait le montrer son sourire radieux sur les couvertures de ses livres. Et pourtant, ce grand monsieur affirmait que lui aussi remplissait sa déclaration d’impôt en grimaçant et que lui aussi avait ses mauvais moments où il pestait et se mettait en colère. Bref, même ce maître du bonheur et fervent pratiquant de la méditation était comme moi, comme nous : un être humain. Et pour lui, comme pour moi, la quête du bonheur n’est pas une aventure de tout repos !

Comment être heureux ?

Pour être heureux, il faut d’abord répondre à certains besoins naturels : avoir un toit pour être en sécurité, avoir un travail pour se nourrir, en bref, avoir le confort nécessaire pour se sentir bien. Le bien-être, voilà peut-être le premier pilier du bonheur. Mais je n’invente rien, le psychologue A. Maslow l’a théorisé depuis longtemps, grâce à la pyramide qui porte son nom. Cette pyramide permet de visualiser nos besoins essentiels, au nombre de 5. À sa base, nous trouvons les besoins vitaux, corporels, comme le besoin de se nourrir ou de dormir. Puis, en remontant la pyramide, les besoins deviennent plus abstraits, comme le besoin d’estime ou d’accomplissement de soi. Et pourtant, selon le psychologue, ces 5 besoins sont essentiels !

Ainsi, je crois que la première pierre d’un bonheur possible est de s’assurer que nos besoins fondamentaux sont respectés. Cela passe par une sécurité financière, un travail engageant et des relations saines. Plus facile à dire qu’à faire, je suis d’accord avec vous !

Apprendre à lâcher prise

Plus on s’intéresse au bonheur, plus on comprend qu’il se trouve dans le détachement plutôt que l’accumulation. Eh oui, je vous disais que le bonheur ne peut apparaître que si l’on dispose d’un « minimum vital », et maintenant il faut s’en détacher. C’est ainsi, le bonheur n’a pas peur des contradictions !

Le dalaï-lama, et la tradition bouddhiste, soutient que nos problèmes, ou ce qui nous rend heureux, ne se trouvent pas dans notre environnement mais dans notre perception de celui-ci. Vous êtes de mauvais poil car vous avez renversé votre café au petit-déjeuner… Il ne tient qu’à vous de ne pas en faire le drame de la journée. La tasse de café ne vous veut pas de mal ! C’est bien vous qui décidez de votre perception des événements extérieurs. Quand on y pense, nous possédons tous ce super pouvoir, nommé « lâcher-prise » !

Retenons donc ce conseil : détachons-nous des événements, et tentons plutôt de modifier notre perception. Personnellement, c’est un exercice que je pratique tous les jours.

Vivre l’instant présent

Le deuxième conseil que j’applique à ma vie, c’est de ne pas trop anticiper les événements futurs. Vous le savez, nous avons du mal à vivre dans le présent. Faites le test en identifiant vos pensées, vous verrez : la plupart d’entre elles sont tournées vers le passé (vos souvenirs) ou le futur (ce que vous devez faire). Anticiper le futur négativement, c’est angoissant et l’anticiper positivement forme le risque d’être déçu. Je crois que beaucoup de frustrations et de malheurs viennent du décalage entre ce que nous imaginons et la réalité.

La tradition bouddhiste résume ce conseil en une formule : « accepter ce qui est ».

Être heureux pour révéler son potentiel

Être heureux semble être la première étape pour nous développer et atteindre le succès que l’on souhaite. Je crois, en effet, qu’un niveau de bonheur minimal est nécessaire pour révéler notre potentiel.

C’est ce qui m’a séduit dans le travail d’Yveline : elle considère l’individu dans sa globalité, dans ces diverses facettes qu’il faut équilibrer pour révéler son potentiel.

Notre bonheur, finalement, se construit en lien avec les autres parties de notre personnalité et de notre vie. Et c’est sans doute dans cet équilibre qu’il émergera naturellement.

Rappelez-vous : nous ne cherchons pas le bonheur, c’est lui qui nous trouve !

Je ne peux résumer le bonheur en quelques paragraphes, ni répondre totalement à la question « comment être heureux ? ». Comme chacun, j’essaye de comprendre le bonheur et d’en découvrir les secrets. En observant notre existence et en appliquant des conseils bien choisis, j’ai le sentiment que nous pouvons nous diriger vers plus de bonheur, première étape pour se réaliser dans tous les aspects de notre vie.

Luc Bertrand